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Les Programmes des candidats sur l’arme nucléaire

jeudi 20 avril 2017, par MAN

Benoit Hamon

- Pour que la France demeure souveraine et autonome dans ses analyses et décisions stratégiques, la dissuasion reste aujourd’hui une nécessité. Je veux cependant engager un débat public sur la non-prolifération et le désarmement nucléaire.
- Parce que la France restera active pour maîtriser les armements et limiter la prolifération, je soutiendrai toute discussion allant dans le sens d’une interdiction progressive, à condition d’être en mesure d’empêcher qu’en disposent les Etats qui ne respectent pas les normes internationales.
- Mais à ce stade, je n’envisage pas un désarmement mais plutôt une modernisation des systèmes d’armes de l’arsenal nucléaire, ce qui n’implique pas, une baisse du budget affecté au nucléaire militaire.

Philippe Poutou

- Il est pour le désarmement unilatéral de la France et la disparition de tous les accords militaires liés au nucléaire, de toutes les alliances basées sur la dissuasion nucléaire.Il prône un désarmement atomique immédiat et généralisé.
-  Il est pour soutenir toutes les initiatives qui iraient dans ce sens. Pourtant, il se dit lucide car il connaît les limites de ce genre de conférences. (armes chimiques, ..)
- Il souhaite annuler les budgets affectés au nucléaire militaire, mais aussi baisser drastiquement le budget de l’armée et transformer cette institution en profondeur.

Emmanuel Macron

-  La France est pleinement mobilisée en faveur du désarmement nucléaire. le désarmement ne peut progresser qu’en prenant en compte le contexte stratégique et les impératifs de sécurité qui en découlent. La France défend, deux priorités complémentaires : l’entrée en vigueur au plus tôt du TICE, qui limite le développement qualitatif des arsenaux nucléaires ; le lancement de la négociation sur un Traité interdisant la production de matières fissiles pour des armes nucléaires ou d’autres dispositifs explosifs nucléaires (FMCT).
-  La France est déjà allée proportionnellement plus loin dans la voie du désarmement que tous les autres Etats dotés ou possédants. En tout état de cause, la France ne saurait s’engager dans une telle négociation sans que les autres États dotés ou possédants ne s’y engagent également.
-  J’engagerai pour ma part, au cours du prochain quinquennat, le renouvellement des deux composantes de la dissuasion nucléaire.

Nathalie Arthaud

- Si je devais intervenir aujourd’hui comme vous le demandez auprès du Président de la République, auprès du chef des armées, ce serait pour demander l’arrêt immédiat des interventions militaires de la France.
-  Les armes nucléaires, comme vous l’écrivez, constituent un danger permanent. Mais j’ajoute, comme en constitue un la prolifération des armes classiques. 
- Quand bien même tous les Etats qui siègent à l’ONU adopteraient le traité dont vous parlez, cela ne protégerait aucunement les populations des guerres, guerres locales ou régionales qui n’ont pas cessé un instant depuis 1945.

François Asselineau

Construire un deuxième porte-avions sans délai, puis un troisième dans les dix années suivantes Porter à six unités la flotte française de sous-marins lanceurs d’engins Développer la défense antimissile balistique française dans les domaines endo-atmosphérique et exo-atmosphérique

Jean-Luc Cheminade

A l’horizon de 2020-2030, deux composantes doivent donc être modernisées : La composante aérienne. La Force aérienne stratégique est constituée de deux escadrons équipés de 54 missiles ASMPA (air-sol moyenne portée améliorée) portant des têtes nucléaires (300 kt, portée 500 km, vitesse estimée Mach 3). La composante sous-marine. La Force océanique stratégique est constituée de quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), dont un en permanence en mer, porteurs de missiles M51 (100 kt, portée 9000 km, vitesse Mach 15), sur lesquels repose notre capacité de livrer une deuxième frappe à un attaquant éventuel. La période d’élaboration des SNLE de troisième génération et du missile M51.3 qui les équipera va de 2014 à 2019. Ils permettront d’améliorer la portée et une meilleure pénétration des défenses anti-missiles.

Nicolas Dupont-Aignan

Maintenir la dissuasion nucléaire à un haut niveau de performance.

François Fillon

Le prochain quinquennat sera en effet marqué par des défis nombreux : retrouver la capacité opérationnelle des armées, garantir le maintien des composantes de la dissuasion nucléaire, assurer l’excellence de nos capacités et la permanence de notre base industrielle et technologique de Défense, adapter la condition militaire aux réalités d’aujourd’hui, privilégier la réserve par rapport à un service militaire volontaire fourre-tout et coûteux. Rehausser le financement de notre Défense Lancer une revue stratégique dès le début du quinquennat et préparer une nouvelle loi de programmation militaire (LPM) qui sera adoptée au 1er semestre 2018. Lancer un audit des besoins financiers de la défense afin d’évaluer le passif laissé par l e gouvernement socialiste. Le budget de la défense augmentera progressivement lors du quinquennat avec pour objectif d’atteindre 2% du PIB à la fin de la prochaine LPM. Ces moyens supplémentaires seront affectés en priorité au renforcement des capacités opérationnelles puis à la modernisation de la force de dissuasion, afin de rétablir la cohérence entre les capacités, les contrats opérationnels et la trajectoire du budget de la Défense. Conserver et moderniser l’ultime recours que constitue la dissuasion nucléaire Maintenir la Force de dissuasion nucléaire et engager sa modernisation.

Jean Lassalle

Rien n’est mentionné dans son programme concernant la dissuasion nucléaire.

Jean-Luc Mélenchon

La dissuasion nucléaire restera un élément de notre protection en l’absence d’accord de désarmement multilatéral.
- L’urgence pour le quinquennat est de revenir sur les altérations subies par la doctrine de dissuasion depuis plusieurs années, via par exemple le soutien accordé au bouclier antimissile de l’OTAN dirigé en particulier contre la Russie, qui contredit la conception de la dissuasion, par essence défensive. En lien avec son retrait de l’OTAN, la France doit stopper tout soutien au bouclier antimissile.
- Si la France n’abandonne pas sa dissuasion nucléaire unilatéralement, nous initierons une conférence internationale sur le désarmement nucléaire – initiatives qui n’existent plus depuis l’effondrement de l’URSS – en donnant l’exemple par la suppression de la composante aérienne ;
- le retrait de la base militaire d’Abou Dabi et la dénonciation de l’accord secret de défense avec les Émirats arabes unis par lequel la France assure à ce pays la protection de son parapluie nucléaire.

Marine Le Pen

Augmenter dès la première année du mandat le budget de la Défense à 2 % du PIB puis tendre vers 3 % à l’horizon de la fin du quinquennat. Ces 2 % minimum seront inscrits dans la Constitution. Cet effort substantiel permettra notamment de financer :
- un second porte-avions baptisé « Richelieu », indispensable à la permanence à la mer de notre groupe aéronaval ;
- la pérennisation de notre force de dissuasion nucléaire ;
- l’augmentation générale de notre format d’armée (davantage d’avions, de navires, de blindés) et la modernisation des équipements ;

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