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La réponse de Philippe Poutou

jeudi 13 avril 2017, par MAN

Philippe Poutou Ouvrier, candidat anticapitaliste 2, rue Richard Lenoir 93 100 Montreuil

Montreuil, le 30/03/2017

Etes-vous prêt à vous engager pour le désarmement nucléaire de la France ?

L’arrêt de la production des armes nucléaires est un combat que mène notre courant politique depuis la fin de la seconde guerre mondiale et notamment en France depuis 1960. Notre réponse est donc claire : nous sommes contre toutes les armes nucléaires. Nous prônons donc un désarmement nucléaire unilatéral, et la disparition de tous les accords militaires liés au nucléaire, de toutes les alliances basées sur la dissuasion nucléaire. Mieux, nous proposons de mettre au défi toutes les puissances nucléaires de procéder à un désarmement atomique immédiat et généralisé.

Êtes-vous prêt à soutenir la participation de la France à la conférence débutant le 27 mars 2017 pour un traité international d’interdiction des armes nucléaires, dernières armes de destructions massives non interdites ?

Nous sommes pour soutenir toutes les initiatives qui iraient dans ce sens. Pourtant, nous sommes lucides car nous connaissons les limites de ce genre de conférences. Les armes chimiques sont interdites depuis la convention de 1997, mais cela n’a pas empêché Bachar Al-Assad d’en produire et d’en utiliser contre son peuple à de multiples reprises. Cela n’a pas non plus empêcher le gouvernement français d’arroser de lacrymogène (un gaz de combat) les manifestants contre la loi El-Khomri.

Êtes-vous prêt à baisser le budget affecté au nucléaire militaire ?

Nous sommes pour annuler les budgets affectés au nucléaire militaire, mais aussi baisser drastiquement le budget de l’armée et transformer cette institution en profondeur pour que ce ne soit plus un outils des capitalistes pour menacer les travailleurs de France et du monde entier. Les capitalistes ont besoin d’une armée pour défendre leurs intérêts. Les géants de l’armement comme Dassault vivent des commandes publiques. Mais les dépenses militaires sont globalement une «  charge  » pour les capitalistes si elles sont financées par un prélèvement sur leurs profits. L’enjeu est donc pour eux dans l’idéal de baisser les dépenses militaires ou de les faire financer par les travailleurs et sur le dos des budgets sociaux.

Philippe Poutou

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