France sans armes nucléaires

Accueil du site > Actualités > Contre la banalisation du risque radioactif dans les sous-marins (...)

Contre la banalisation du risque radioactif dans les sous-marins nucléaires

Communiqué à l’attention des journalistes de l’émission « Ecouter le monde sous-marin » du 28 juillet 2015 (France Inter), 31 juillet 2015.

mardi 4 août 2015

Nous publions ici le communiqué de l’association des victimes du Plateau d’Albion et de l’antenne des irradiés des armes nucléaires et leurs familles de l’assoication Henri Pézerat. (coordonnées dans la pièce jointe)

« J’avais un missile au dessus de la tête et Je dormais entre deux missiles… dans un espace très étroit » indique le journaliste ayant reçu – comme une « faveur » – l’autorisation du ministère de la Défense de passer quelques semaines à bord d’un sous-marin nucléaire. Quant à sa collègue, première femme à avoir été gratifiée de la même « faveur », elle voit comme une évolution très positive, la perspective de la féminisation du statut de sous-marinier. Des femmes dans un sous-marin … Serait-ce vraiment une avancée féministe ?

Cette émission, toute à la gloire du nucléaire militaire français, fait totalement abstraction des risques associés à la radioactivité présente dans ces bâtiments de la Marine nationale, du fait des missiles embarqués mais aussi de la propulsion nucléaire qui en assure le fonctionnement.

Nous, victimes irradiées de la construction, de la maintenance et de la surveillance des missiles nucléaires, nous tenons à exprimer notre indignation devant une telle banalisation des dangers subis par les travailleurs, civils et militaires, travaillant ou ayant travaillé, dans les sous-marins nucléaires, mais aussi sur la base de l’Ile Longue ou au Plateau d’Albion. Les cancers, leucémies, nécroses osseuses et autres pathologies radio-induites nous atteignent les uns après les autres, dans l’indifférence générale et le déni des autorités médicales et militaires. Des enfants de certains d’entre nous souffrent de graves malformations, comme à Mururoa, comme à Tchernobyl, comme à Fukushima…

Nous demandons aux journalistes de France-Inter de prendre contact avec nous afin de faire connaître à leurs auditeurs l’envers du décor, planté ce 28 juillet 2015 par les journalistes dans l’émission le temps d’un bivouac, intitulée « Ecouter le monde sous-marin ».

Voir en ligne : page de l’émission " Ecouter le monde sous-marin" sur le site de France Inter

Documents joints

Répondre à cet article

SPIP | Se connecter | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0
Habillage visuel © Andreas Viklund sous Licence free for any purpose