France sans armes nucléaires

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Article de la revue Médecine et guerre nucléaire

Un désarmement nucléaire unilatéral est une déclaration d’indépendance

par Philippe Bujnoczky

mardi 18 février 2014, par Administrateur

L’objectif d’un monde sans armes nucléaires inspire comme préalables des revendications variées chez les militants abolitionnistes : élaboration d’une Convention d’élimination, levée de l’état d’alerte, retrait des armes nucléaires américaines des bases européennes, adhésion sans condition au principe de non-emploi en premier, refus du perfectionnement technologique ... et désarmement nucléaire unilatéral.

Loin de constituer des alternatives mutuellement exclusives, ces initiatives participent de façon synergique à la recherche d’un monde dénucléarisé car chacune d’entre elles ouvre un front contre un état de fait aussi tenace qu’inadmissible. Il importe donc de persévérer sur plusieurs fronts pour ébranler et finalement mettre à bas les politiques sous-tendant la militarisation nucléaire persistante.

L’objet de cet article est de présenter les bénéfices spécifiques d’un désarmement nucléaire unilatéral réclamé par certaines organisations abolitionnistes (1) et d’anticiper les effets décisifs de cette initiative sur l’ensemble du processus devant aboutir à un monde sans armes nucléaires. En substance y sera soutenue la conviction présentant le désarmement nucléaire unilatéral comme une condition d’un changement de mentalité nécessaire aux progrès du désarmement nucléaire général et complet.

L’appel au changement de mentalité a été fréquemment proclamé par les artisans de la paix. Créé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) l’a déjà pointé dans ses principes Fondateurs : « les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix ». De façon plus spécifique, le désarmement nucléaire a été régulièrement associé à la culture d’un nouvel état d’esprit. Participant aux Conférences Pugwash sur la science et les affaires mondiales au début des années 90, Bhalchandra Udgaonkar ; Raja Mohan et Maj Briu Theorin ont souligné « que les principales barrières [au désarmement nucléaire] sont d’ordre psychologique et politique, mais non techniques » et ont proclamé en la matière la « nécessité d’une approche d’ensemble basée sur une nouvelle façon de penser. »(2) Plus récemment, en 2012, Stéphane Hessel et Albert. Jacquard se sont entendus pour poser à la clé du désarmement nucléaire ce principe directeur : « Il s’agit de repenser en profondeur la définition des conflits entre les hommes en tenant compte des nouveaux rapports entre eux. Ce qui est en cause, c’est l’ensemble des relations que nous avons les uns avec les autres. »(3)

Mais avant d’encourager un nouveau mode de pensée, encore faut-il repérer au préalable les pesanteurs psychologiques freinant la réalisation d’un monde sans armes nucléaires. Quel est donc cet état d’esprit compromettant le désarmement nucléaire ? Comment affecte-t-il les relations que les États entretiennent les uns avec les autres ? Et surtout, comment y remédier ?

Mon hypothèse est qu’une dépendance psychologique, comparable dans une certaine mesure à celle en jeu dans une emprise addictive, conforme les modes de pensée dans un monde largement dominé par la possession des armes nucléaires. Et il convient précisément de se libérer de cette aliénation pour parvenir à l’abolition des armes nucléaires.

L’origine de cette dépendance psychologique renvoie au projet Manhattan et peut se formuler ainsi : la bombe atomique a été fabriquée à cause de la peur qu’elle a suscitée. C’est en effet pour devancer l’Allemagne nazie, à qui étaient prêtées de pareilles intentions, que les hauts dirigeants américains se sont lancés dans un programme nucléaire militaire. Par sa seule possibilité et avant même sa mise au point, la bombe atomique a donc imposé un régime de terreur qui a paradoxalement réclamé sa possession. Tel est le nœud originel d’une dépendance psychologique qui n’a cessé de se resserrer au fil de l’ère nucléaire.

Après les bombardements atomiques américains, le dirigeant suprême de l’Union soviétique a ressenti l’urgence de fabriquer l’arme nucléaire. Dès le mois d’août 1945, Joseph Staline a en effet déclaré aux scientifiques de son pays : « Hiroshima a bouleversé le monde entier. L’équilibre des forces a été rompu. Donnez-nous la bombe atomique dans les plus brefs délais. Cela écartera de nous le plus grand danger »(4) Ainsi s’est développée une dépendance psychologique à l’échelle d’un monde désormais troublé par une vision manichéenne que confirme précisément la possession d’une arme ambivalente : la bombe est un bon objet pour nous et mauvais chez les autres ; sa fabrication, son perfectionnement et sa multiplication doivent nous préserver de celle des autres.(5) Tel était le credo meurtrier ayant gouverné le monde au temps de la Guerre froide.

Mais l’emprise de la bombe n’a pas seulement partagé le monde en deux blocs, elle s’est aussi déclinée dans un cercle vicieux à une échelle régionale. A ce titre, les développements des programmes nucléaires indiens et pakistanais sont exemplaires du pouvoir de contagion propre à la dissuasion nucléaire. Retraçons à grands traits la chronologie des événements maintenant deux nations rivales dans une logique de défiance.

Dès avant la mise au point de la bombe atomique indienne, le ministre des Affaires étrangères pakistanais Zulfikar Ali Bhutto a déclaré en 1965 : « Si l’Inde fabrique la bombe, nous sommes prêts à manger de l’herbe ou des feuilles d’arbres, et même à connaître la famine, mais nous aurons aussi la nôtre. » (6) Devenu président de la République en 1971, il a confirmé ses ambitions après l’accession à l’indépendance du Bangladesh que l’Inde a militairement soutenue : « Notre peuple aura sa bombe islamique, même s’il lui faut manger de l’herbe pour la financer. » (7) De tels propos, qui évoquent le surinvestissement nécessaire à l’assouvissement d’une passion addictive, seront suivis d’effets. En mai 1974, l’Inde a effectivement procédé à son premier essai nucléaire provoquant l’accélération des efforts pakistanais en la matière. Et au mois de mai 1998, le Pakistan a annoncé une série d’essais nucléaires quelques jours après l’explosion de trois engins nucléaires indiens...

Au-delà des rivalités bilatérales, le pouvoir de contagion de la dissuasion nucléaire est répandu à tous les États séduits par l’illusion d’une sécurité et d’une indépendance absolues. En réalité, l’acquisition de l’arme nucléaire a inscrit les nations possédantes dans le cercle vicieux de la menace en leur conférant le double statut de bourreau et de victime potentiels.

A l’image de ce qu’il est convenu d’appeler un déni en addictologie, la dépendance psychologique aux armes nucléaires a d’ailleurs inspiré des discours prenant le contre-pied de la vérité historique. En France, par exemple, la possession d’une force de frappe nucléaire a été régulièrement présentée comme la garantie d’une « indépendance » et d’une « sécurité » ou comme le prix d’une « assurance-vie » - expressions fausses autant qu’irresponsables car de nature à encourager la prolifération nucléaire horizontale.

Mais la dépendance aux armes nucléaires ne s’est pas seulement propagée aux États possédants, elle a aussi gagné les États non possédants désireux de participer indirectement à une politique de dissuasion. Un système d’alliances militaires a ainsi provoqué l’émergence d’une co-dépendance massive dans un monde nucléarisé risquant sa perte sous un semblant de sécurité.

Cette co-dépendance s’est développée au temps de la Guerre froide à travers plusieurs accords internationaux. Anticipant de quelques mois la mise au point de la première bombe soviétique, des États partisans de la politique américaine se sont regroupés dans l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) à partir du 4 avril 1949, établissant ainsi un système de sécurité collective. Issue d’une Europe en construction politique, l’Union de l’Europe occidentale (UEO), créée le 23 octobre 1954, a elle aussi jeté les bases d’une assistance militaire allant jusqu’à prévoir, sous certaines conditions, une frappe atomique en cas d’agression armée contre l’un des membres signataires. En réaction contre l’intégration de l’Allemagne fédérale dans l’OTAN et la création de l’UEO, les pays de l’Europe orientale se sont liés à l’Union soviétique dans le pacte de Varsovie à partir de 1955. Un « traité d’amitié, de coopération et d’assistance mutuelle » inféodait encore un peu plus des pays satellites au géant soviétique chargé d’assurer la sécurité collective.

En dehors de ce cadre institutionnel, la participation indirecte à une politique de dissuasion s’est affirmée à la faveur de circonstances imprévues. Ainsi, la défiance commune de Cuba et de l’Union soviétique envers les États-Unis a suscité une assistance militaire qui a failli provoquer une guerre nucléaire en octobre 1962.

Bien sûr, la Guerre froide est aujourd’hui révolue et le pacte de Varsovie n’existe plus depuis juillet 1991, mais la co-dépendance aux armements nucléaires perdure dans le régime actuel de non-prolifération. Comme le souligne George Bunn, ce régime implique « la promesse, par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (de l’ONU], qu’ils accorderont aux autres États parties [au Traité de non-prolifération (TNP)] une protection en cas de menace. » Ces « assurances de sécurité positives » prévoient en particulier une assistance militaire « à tout État partie au TNP non doté d’armes nucléaires s’il est menacé par les armes nucléaires d’un autre pays. » (8)
De fait, la majeure partie de la population mondiale se trouve encore aujourd’hui sous l’empire d’une dissuasion nucléaire. (9)

Cette dépendance aux armes nucléaires, qui est de nature psychologique avant de se traduire sur les terrains politique et militaire, a d’ailleurs lourdement pesé dans les multiples initiatives avortées en faveur d’un désarmement nucléaire. Entreprises dans le cadre onusien, ces tentatives se sont régulièrement soldées par des échecs malgré les souhaits exprimés par la majeure partie de la communauté internationale. Et c’est précisément à travers la répétition de ces échecs que se révèle la sévérité d’une emprise comparable à un attachement addictif.

Illustrant ce phénomène l’objectif d’un désarmement nucléaire a été proclamé dès la première résolution de l’Assemblée générale des Nations unies, le 21 janvier 1946. Mais après la création de multiples comités et commissions spécialisées, après que plusieurs instances onusiennes se soient régulièrement engagées en la matière, le désarmement nucléaire général et complet demeure improbable en ce début de XXlème siècle. Une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU sera peut-être nécessaire pour parvenir à ce but, car cette instance cristallise la dépendance psychologique en question par le pouvoir exagéré qu’elle confère aux cinq États possédants de jure : les États-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne, la Chine et la France, qui sont aussi les cinq membres permanents du Conseil de sécurité.

Accompagnant les échecs répétés du désarmement général et complet, de multiples accords sur « une maîtrise des armements » (arms control) ont été recherchés et signés principalement par ces cinq puissances nucléaires reconnues par le droit. Je ne dresserai pas ici la liste exhaustive de ces accords, qui ne sont d’ailleurs pas tous entrés en vigueur, mais j’en soulignerai le sens général qui n’est pas dépourvu d’une ambiguïté radicale.

De façon schématique, la maîtrise (prétendue) des armements a porté sur des restrictions concernant les essais nucléaires, la délimitation de zones exemptes d’armes nucléaires, la limitation et la réduction des armements. Son ambition a donc été d’introduire une certaine mesure dans la conduite des États disposant d’une capacité de destruction totale. Mais, en pratique, la succession de tous ces accords a inscrit de plus en plus dans le droit la simple possession de l’arme nucléaire Enkystée dans un réseau complexe de traités internationaux, l’arme nucléaire s’est ainsi pérennisée. De fait, la prétendue maîtrise des armements entamée dans les années 60 n’a pas empêché une prolifération verticale jusqu’au milieu des années 80 et elle laisse encore aujourd’hui un arsenal global représentant environ vingt-mille ogives nucléaires (10). En définitive, à l’image d’une conduite addictive, l’illusion de maîtrise et de contrôle des armes nucléaires a renforcé leur inscription dans la marche incertaine du monde. C’est pourquoi les conséquences de la maîtrise prétendue des armements s’opposent aux objectifs d’un désarmement nucléaire général et complet.

Dans ces conditions, il est nécessaire de relancer spécifiquement et efficacement le désarmement nucléaire proprement dit c’est-à-dire le processus ayant pour seul objectif l’élimination générale et complète des armes nucléaires. Pour ce faire, il faut d’abord reconnaître le caractère trompeur de la prétendue maîtrise des armements et ensuite préconiser des mesures susceptibles de rompre radicalement le cercle vicieux de la méfiance conformant les relations entre les États à l’ère nucléaire.

Mon hypothèse est qu’un désarmement nucléaire unilatéral est le moyen adéquat pour briser les chaînes d’une dépendance psychologique mutuellement entretenue par les États possédants. Une telle mesure représente une étape seulement intermédiaire, mais peut-être décisive, sur la voie aboutissant à un monde sans armes nucléaires. Pour être efficace, elle doit aussi s’accompagner du renoncement unilatéral des pays non-possédants à s’inscrire indirectement, par assistance militaire, dans une politique de dissuasion signant un état de co-dépendance. En définitive, il appartient aux États possédants mais aussi aux États non-possédants de prendre des mesures unilatérales pour libérer le monde de son emprise actuelle. C’est précisément ce genre de mesure qui peut favoriser une nouvelle façon de penser et améliorer les relations entre des nations ne devant pas rester irréconciliablement étrangères les unes aux autres.

Essentiellement, le désarmement nucléaire unilatéral présente l’intérêt de rompre radicalement avec une logique de concurrence qui persiste en arrière-fond des partenariats établis sur un mode bilatéral ou multilatéral. En effet, dans une configuration plurielle, il existe toujours le risque de se cacher derrière les réticences du voisin pour justifier les siennes et laisser ainsi se propager de concert une mauvaise volonté. L’échec du désarmement nucléaire, qui persiste en dépit de la majeure partie de la communauté internationale et malgré la signature des cinq puissances nucléaires de jure (article VI du TNP) illustre les difficultés d’une démarche collégiale où se dissolvent les responsabilités singulières.

Il ne s’agit pas bien sûr d’abandonner la recherche commune d’une Convention d’élimination des armes nucléaires ou de renoncer à toute autre initiative multilatérale susceptible de faire progresser la cause abolitionniste. Bien au contraire, il faut persévérer dans ces voies menant au désarmement général en comptant sur un effet catalyseur d’initiatives unilatérales. En prenant à contre-pied une logique de concurrence, qui persiste immanquablement dans des négociations, un désarmement nucléaire unilatéral est en effet susceptible de provoquer un choc psychologique tenant à la fois d’une prise de conscience et d’un sursaut éthique : prise de conscience de l’inutilité des armes nucléaires et rejet du statut virtuel de criminel contre l’humanité. En faisant table rase des habitudes de penser, un désarmement nucléaire unilatéral constitue ainsi une déclaration d’indépendance porteuse d’un projet ambitieux pour une nation.

Il s’agit de jeter les bases d’un patriotisme nouveau, plus mature, qui ne s’inscrit pas dans une logique d’opposition entre États mais plutôt dans un ensemble de valeurs rayonnant par-delà les frontières nationales. Plus précisément, comme l’a déjà indiqué Shalheveth Freier dans une conférence Pugwash : « Nous devrions essayer de créer un sentiment d’identité nationale qui ne dérive pas d’une puissance accrue mais d’une renommée dans les domaines qui constituent la contribution d’un État au bien commun international. » (11) Contrairement à ce qu’il apparaît diffusément ou manifestement dans les populations, la possession de l’arme nucléaire doit donc être envisagée pour ce qu’elle est, c’est-à-dire une menace contre la civilisation et elle doit être associée à un sentiment de honte plutôt que de fierté nationale.

A cet égard, l’initiative d’un désarmement nucléaire unilatéral présente une vertu pédagogique immense en faisant valoir la voix de la raison au détriment d’une logique mortifère. Dans un élan dissipant le malaise dans notre civilisation, un État qui abandonnerait son statut virtuel de criminel contre l’humanité pourrait dès lors œuvrer légitimement et efficacement pour le respect des droits de l’homme. en d’autres termes, renoncer à la menace nucléaire revient à indiquer le chemin de la liberté pour un monde actuellement sous emprise, à. faire valoir un principe d’égalité entre des nations jusqu’alors hiérarchisées selon leur capacité de destruction massive, et à prôner une fraternité humaine par-delà les convoitises nationales.

Ce dernier mérite revêt une importance particulière à notre époque marquée par la mondialisation. Le développement à l’échelle internationale d’une conscience citoyenne est en effet nécessaire au progrès d’une mondialisation plus équitable. Cette conscience ne renvoie pas seulement à l’interdépendance des nations partageant les ressources et l’espace limités de notre globe, elle revêt aussi une dimension morale où s’inscrit la dignité d’appartenir à la communauté humaine.

Or, l’intrusion de l’arme nucléaire dans l’histoire a opéré une fracture entre des nations désormais prisonnières d’une logique de défiance. Instrument d’une division radicale, l’arme nucléaire a rendu une partie de l’humanité étrangère à une autre dans une vision manichéenne déclinée au gré des rivalités politiques. Finalement inscrite dans une durée qui est en passe d’excéder celle des individus, la possession des armes nucléaires a érodé chaque jour un peu plus la fraternité humaine en nous habituant de force à une étrangeté radicale de l’autre et par conséquent de nous-même.

De ce point de vue, un désarmement nucléaire unilatéral correspond au refus sans condition de notre aliénation et pose les principes d’un interdit structurant de nouveaux rapports entre les nations. Il indique aussi que la grandeur d’un pays ne se mesure pas à sa capacité de destruction massive mais à sa faculté de promouvoir la concorde internationale et la dignité humaine. Et il souligne enfin, qu’en matière de défense, l’utopie est de croire en la viabilité durable d’un monde fracturé sous l’emprise nucléaire.

Références

1. Voir à ce sujet l’« Appel en faveur du désarmement nucléaire unilatéral de la France » lancé par le Mouvement pour une alternative non-violente (MAN) en janvier 2012.
2. 2 Bhalchandra Udgaonkar, Raja Mohan et Maj Briu Theorin, « Comment se rapprocher d’un monde dénucléarisé ? », in Conférences Pugwash sur la science et les affaires mondiales. Eliminer les armes nucléaires. Est-ce souhaitable i’ Est-ce réalisable Paris : Transition, 1997 pp. 293 et 288.
3. Stéphane Hessel, Albert Jacquard, en collaboration avec l’observatoire des armements Exigez ! un désarmement nucléaire total, Paris : Editions Stock, 2012, p. 11L
4. Cité d’après Georges Le Guelte, Les armes nucléaires. Mythes et réalités, Actes Sud, Questions de société, 2009, p. 38.
5. Cf Philippe Bujnoczky ; « Le bon et mauvais objet ». Médecine et guerre nucléaire, vol. 25, n°1, mars 2010.
6. Cité d’après Bruno Tertrais Le marché noir de la bombe. Enquête sur la. prolifération nucléaire, Paris : Buchet./Chastel, 2009, p. 36.
7. Cité d’après Jean-Marie Collin, La bombe. L’univers opaque du nucléaire, Paris : Editions Autrement, 2009, p. 139.
8. George Bunn, « Le régime mondial de non-prolifération dans le temps », :AIEA Bulletin, 46/2. mars 2003, p. 9.
9. Cf : Randy Rydell, « The United Nations and a Humanitarian Approach to Nuclear Disarmament », Nuclear Abolition Forum, Issue n°1 2011, p. 31.
10. Jean-Marie Collin fait remarquer ce sujet : « Cette décroissance des arsenaux, passant de 59.239 bombes an début des années 1990 à 32.632 dix ans plus tard, n’annonce pas pour autant la fin du nucléaire militaire, et encore moins celle de la course à la bombe. En outre, la diminution du nombre d’armes sur le plan quantitatif ne signifie pas que la puissance militaire concernée s’en trouve réduite. (Bien au contraire, les armes nucléaires sont devenues plus agressives », elles sont dotées de multiples systèmes assurant leur furtivité et leur résistance à toute une panoplie de contre-mesures. » Op. cit., p.17.
11. Shalheveth Freier, « La sécurité internationale dans un monde dénucléarisé », in Conférences Pugwash sur la science et les affaires mondiales, op. cit., p. 217.

Note de la rédaction  : Parce que nous sommes affiliés à l’IPPNW nous agissons dans le cadre fédéral pour un monde sans arme nucléaire. Notre action en France est toujours reliée à l’action internationale l’une renforçant l’autre. Ceci explique notre réticence au concept « désarmement unilatéral ». Mais ce débat n’est pas clos pour autant et ce plaidoyer pour l’unilatéralisme mérite notre attention.

La revue Médecine et guerre nucléaire est édité par l’Association des Médecins Français pour la Prévention de la Guerre Nucléaire
5 rue Las Cases, 75007 Paris

http://www.amfpgn.org

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